decouverte de l'île

Le peuple Malgache

Une population jeune

Sur les 16 millions d’habitants
45% ont moins de 14 ans,
51,8% de 15 à 64 ans,
3,2% ont plus de 65 ans.
Le peuplement de l’Île s’est fait suite aux immigrations et résulte d’un métissage africain et asiatique.
 
Répartition de la population
 
La répartition de la population suit l’évolution économique du pays : certaines régions agricoles comme celle du Nord où la congrégation des FCSCJ est implantée demeurent peuplées. Il y a aussi des espaces qui s’urbanisent ; les grosses villes portuaires ou des plateaux du centre de Madagascar connaissent une progression grâce au dynamisme des naissances et aussi du fait de l’exode rural.
  Les migrations de la population s’intensifient à cause de la recherche du travail et de la formation professionnelle des jeunes.  
  La population est composée de plusieurs ethnies :
Betsimisaraka, Antemora, Antefasy, Antesaka, Antanosy sur la Côte Est
Mahafaly, Antandroy, Bara au Sud
Sakalava, Antankarana, Tsimihety à l’Ouest et au Nord
Merina, Betsileo, Sihanaka, Bezanazano, Tanala sur les Hautes Terres.
 
  8% de la population est étrangère : Indiens, Chinois, Comoriens, Français, Mauriciens.
L’ espérance de vie est de 54,7 ans.
Le taux de mortalité infantile est de 88 pour 1000 naissances.
Le taux de fécondité est de 5,4 naissances par femme.
 
 
La famille
 
 

Les Malgaches tiennent beaucoup à la valeur de la famille élargie dont le cœur est l’entraide et le respect des personnes âgées.

Le centre de la famille n’est pas la maison, mais le tombeau des ancêtres. Il est le lien des vivants avec la terre ancestrale. Il est aussi le point d’ancrage qui relie entre eux les membres d’une même parenté. Tout individu, en effet, appartient à un groupe tombal. Nos ancêtres sont vénérés parce que nous croyons profondément qu’ils sont à l’origine de notre famille. Nous les respectons, nous les aimons et entre membres d’une même famille, nous essayons de vivre cette fraternité. Nous avons vivement conscience de cette appartenance familiale. De même, en tant que chrétiens, nous sommes attachés à la foi en un Dieu qui est à l’origine de tout et Père de tous les hommes, nous appelant à vivre en frères et sœurs et à nous aimer les uns les autres comme Jésus nous l’a dit.

 
 
L’éducation
 
L’éducation est marquée par la manière de vivre des parents. Dans les régions fortement agricoles, un certain nombre de parents envoient leurs enfants garder les bœufs par obligation économique, malgré un encouragement pour une scolarité à partir de 6 ans. Mais certains parents poursuivent l’éducation de leurs enfants le soir, en leur donnant le récit de certains contes traditionnels, par exemple « le caïman et le caméléon » qui permet de transmettre le message du respect de chacun.
 

Ces contes aboutissent souvent sur des proverbes comme « mita be tsy lanin’ny mamba » : «traverser à plusieurs une rivière fait peur au caïman ». Des chants, des poèmes… complètent la formation.

Actuellement, il y a une évolution importante dans l’éducation. De plus en plus de parents envoient leurs enfants à l’école et ne parviennent pas à faire le suivi des études et de l’éducation. Les enfants vivent seuls dans la ville proche et ne rentrent chez eux qu’aux week-ends ou au bout de plusieurs mois. Une chance pour eux, ils peuvent bénéficier de la convivialité entre les familles. Le tissu social complète la formation humaine.
Le taux d'analphabétisme des adultes : en milieu rural : 61% ; en milieu urbain : 33%.

 
La santé
 
  Le nombre de lits d’hôpitaux par habitant : 0,5 pour 1000.
Le nombre de médecins par habitant : 0,1 pour 1000.
Taux de vaccination DTP : 54,7% des enfants de moins de 12 mois.
Accès à l’eau potable : 26,12% dont 12% en milieu rural et 83% en milieu urbain.
Ces chiffres proviennent d’une étude demandée par le Ministère des Finances malgache en 1999.
 
Il y a un désir de bonheur pour chacun de nous.